Question écrite : Persistance de la pratique du broyage de poussins
Par
Mme Anne Stambach-Terrenoir
(LFI-NFP)
« …Le maintien de cette distinction ne semble donc plus relever d'une contrainte technique, mais d'un choix économique. Dans ce contexte, elle lui demande de préciser le périmètre exact de l'interdiction actuelle, en distinguant clairement les filières et souches concernées ou exclues ; de communiquer les données consolidées détenues par la DGAL sur le nombre annuel de poussins mâles encore éliminés dans la filière des ovoproduits, ainsi que leur destination ; d'indiquer si une évaluation économique de l'extension de l'interdiction à toutes les productions d'œufs a été réali »
Destinataire : Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire — Rubrique : animaux — Analyse : Persistance de la pratique du broyage de poussins — Mme Anne Stambach-Terrenoir attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la persistance d’une pratique causant des souffrances animales massives et évitables dans la filière agricole. Chaque année, des millions de poussins mâles sont éliminés dès leur naissance au seul motif qu’ils ne correspondent pas aux standards productifs de l’industrie des œufs. Ni aptes à pondre, ni suffisamment rentables pour la production de viande, ils sont considérés comme des sous-produits. Cette logique strictement économique heurte de plein fouet l’exigence croissante des citoyens en matière de bien-être animal. Si la France a interdit le broyage et le gazage des poussins dans la filière des « œufs coquilles », cette interdiction ne couvrirait pas les souches destinées aux ovoproduits (poudres d’œufs, blancs et jaunes liquides, préparations industrielles), principalement issues de poules dites « blanches ». Ainsi, tandis que les souches dites « rousses » bénéficient désormais de l’ovosexage, des poussins continueraient à être éliminés selon leur débouché industriel. Or les technologies d’ovosexage sont aujourd’hui disponibles pour l’ensemble des souches. Le maintien de cette distinction ne semble donc plus relever d’une contrainte technique, mais d’un choix économique. Dans ce contexte, elle lui demande de préciser le périmètre exact de l’interdiction actuelle, en distinguant clairement les filières et souches concernées ou exclues ; de communiquer les données consolidées détenues par la DGAL sur le nombre annuel de poussins mâles encore éliminés dans la filière des ovoproduits, ainsi que leur destination ; d’indiquer si une évaluation économique de l’extension de l’interdiction à toutes les productions d’œufs a été réali