Question écrite : Ehpad Les Feuillants : quand Vivalto Vie profite du grand âge et des salariés

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Par M. François Ruffin (ECOS)

Supermarché
« …» explique Léa, aide-soignante à l'Ehpad des Feuillants, à Poitiers, qui est en grève avec ses collègues depuis plus d'un mois, pour obtenir une augmentation d'1,50 euro de l'heure. Sans la prime Ségur, elles seraient à peine au Smic. Avec, elles touchent 1 700 euros et peinent à survivre : il n'y aura bien sûr pas de vacances. Au supermarché, elles prennent les produits les plus économiques et sautent régulièrement des repas, le petit-déjeuner n'existe plus. La direction leur a répondu non que, pour l'instant, il n'y aurait pas de revalorisation. Mais à qui s'adresse-t-elle ? Au groupe Vivalto Vie, qui exploite plusieurs dizaines d'Ehpads en France, en Espagne, en Belgique, en Irlande, via une holding aux trois milliards d'euros de chiffre… »

Destinataire : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées — Rubrique : institutions sociales et médico sociales — Analyse : Ehpad Les Feuillants : quand Vivalto Vie profite du grand âge et des salariés — M. François Ruffin interroge Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur la situation des Ehpad. Il lui demande si elle entend les laisser aux mains des financiers ou si elle entend peser pour que les salaires soient relevés et que les salariés soient respectés. « Nous donnons beaucoup aux résidents, mais là, nous sommes arrivées à la limite. » explique Léa, aide-soignante à l’Ehpad des Feuillants, à Poitiers, qui est en grève avec ses collègues depuis plus d’un mois, pour obtenir une augmentation d'1,50 euro de l’heure. Sans la prime Ségur, elles seraient à peine au Smic. Avec, elles touchent 1 700 euros et peinent à survivre : il n’y aura bien sûr pas de vacances. Au supermarché, elles prennent les produits les plus économiques et sautent régulièrement des repas, le petit-déjeuner n’existe plus. La direction leur a répondu non que, pour l’instant, il n’y aurait pas de revalorisation. Mais à qui s’adresse-t-elle ? Au groupe Vivalto Vie, qui exploite plusieurs dizaines d’Ehpads en France, en Espagne, en Belgique, en Irlande, via une holding aux trois milliards d’euros de chiffre d’affaires. Derrière ce groupe, on retrouve BNP Paribas, Arkéa Capital, un fonds d’investissement d’Abou Dhabi, etc. Avec, au milieu, la Banque publique d’investissements. Ce sont ces fonds qui décident du salaire de Léa et de ses collègues et qui refusent ses demandes. Pourquoi ? Parce que, leur dit-on, l’entreprise est endettée. Forcément, elle grossit par des Leverage Buy Out, qui installent un déficit chronique. Durant la crise du covid, Emmanuel Macron avait qualifié ces femmes d’« essentielles » et leur avait promis reconnaissance et rémunération. Depuis, il n’y a rien eu : ni hausse d

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