Question écrite : Conséquences fiscales du classement de pépinières horticoles en catégorie MAG5
Par
M. Stéphane Rambaud
(RN)
« …ces et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, sur les conséquences fiscales de la requalification de certaines pépinières horticoles à l'issue de contrôles fiscaux. Des exploitations horticoles, historiquement dédiées à la production agricole et implantées sur des terrains classés en zone agricole par le PLU, disposant d'une autorisation commerciale limitée délivrée par la CDAC afin d'écouler leur production ont été requalifiées par l'administration fiscale dans la catégorie MAG 5 prévue à l'article 310 Q de l'annexe II du CGI. »
Destinataire : Économie, finances, souveraineté industrielle, énergétique et numérique — Rubrique : impôts et taxes — Analyse : Conséquences fiscales du classement de pépinières horticoles en catégorie MAG5 — M. Stéphane Rambaud appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, sur les conséquences fiscales de la requalification de certaines pépinières horticoles à l’issue de contrôles fiscaux. Des exploitations horticoles, historiquement dédiées à la production agricole et implantées sur des terrains classés en zone agricole par le PLU, disposant d’une autorisation commerciale limitée délivrée par la CDAC afin d’écouler leur production ont été requalifiées par l’administration fiscale dans la catégorie MAG 5 prévue à l’article 310 Q de l’annexe II du CGI. Cette catégorie vise des magasins d’au moins 2 500 m2, caractérisés par des bâtiments commerciaux destinés à des activités de grande distribution. Or les installations des pépinières concernées sont, pour l’essentiel, constituées de structures légères (tunnels agricoles, serres en polycarbonate non isolées, non chauffées) qui ne présentent pas les caractéristiques physiques et économiques de tels établissements. Cette requalification entraîne une forte augmentation de la valeur locative cadastrale servant de base à la taxe foncière et à la CFE et conduit à l’application de mécanismes multiplicateurs majorant fortement le montant des redressements fiscaux sans qu’aucune modification des installations, de la surface réellement commerciale ou de l’activité n’ait été constatée. Cette situation fragilise l’équilibre économique de ces entreprises, dont l’activité demeure soumise à une forte saisonnalité et aux aléas climatiques. Des pépinières comparables, situées dans des zones similaires et disposant de structures équivalentes, ne font pas l’objet d’un reclassement identique. Cette disparité interroge sur l’homogén