CR Commission des affaires sociales — n° 55
« …L’Anses a retrouvé jusque dans les petits pots pour bébés des composés néoformés, des résidus de pesticides et des hydrocarbures à effet neurotoxique et cancérigène. L’acte II de la loi Duplomb montre que ces dangers ne sont pas pris au sérieux. Les gouvernements successifs ne s’attaquent pas aux causes des maladies. La sécurité alimentaire n’est plus contrôlée par l’État dans notre pays – j’en veux pour preuve le scandale des laits infantiles contaminés d e Nestlé et Lactalis qui a éclaté en décembre dernier. »
Examen de la proposition de loi, modifiée par le Sénat, relative aux missions des professionnels de santé, vétérinaires, psychothérapeutes et psychologues des services d’incendie et de secours (n° 1383) (M. Jean-Carles Grelier, rapporteur) …………………………………………………………….. 2 – Examen de la proposition de loi visant à interdire les sucres ajoutés aliments destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge (n° 2442 rect.) (M. Cyrille Isaac-Sibille, rapporteur) … 14 – Informations relatives à la commission ………………………………. 33 – Présences en réunion ………………………………………………………… 34 Mercredi 25 février 2026 Séance de 9 heures 30 Compte rendu n° 55 SESSION ORDINAIRE DE 2025-2026 Présidence de M. Frédéric Valletoux, président — 2 — La réunion commence à neuf heures trente. (Présidence de M. Frédéric Valletoux, président) La commission examine d’abord la proposition de loi, modifiée par le Sénat, relative aux missions des professionnels de santé, vétérinaires, psychothérapeutes et psychologues des services d’incendie et de secours (n° 1383) (M. Jean-Carles Grelier, rapporteur). M. Jean-Carles Grelier, rapporteur. Je suis heureux d’être à nouveau devant vous alors que cette proposition de loi arrive au terme de son circuit parlementaire, un an après sa première lecture. Elle vise à doter d’un statut les 3 500 médecins, 9 000 infirmiers, 600 pharmaciens, 300 vétérinaires et 350 psychologues de sapeurs -pompiers, qui n’exercent pas dans les conditions habi tuelles de leur profession – par exemple, un médecin de sapeurs-pompiers peut-être, dans une même journée, médecin urgentiste, médecin d’aptitude et médecin du travail. Or, faute de cadre, il n’est pas protégé dans ces différentes fonctions. Un statut prot ecteur fait cruellement défaut : en seulement dix ans, les médecins de sapeurs-pompiers ont perdu 25 % de leurs effectifs parce que la profession n’est pas attractive, ni pour