Amdt n°CE918 · art. ARTICLE 4 · sur « Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles »

AN an_amendements

Par M. David Taupiac (LIOT)

Grande distribution
« …Toutefois, cette dynamique diffère selon les circuits de distribution : les ventes ont continué de progresser dans les réseaux spécialisés, chez les artisans et en vente directe, tandis qu’elles se sont infléchies, depuis la crise sanitaire, dans la grande distribution généraliste. Cette évolution s’accompagne d’une diminution significative de l’offre, avec une baisse estimée entre 7 % et 25 % des références entre 2022 et 2023 selon les enseignes. Or, la grande distribution généraliste joue un rôle structurant dans l’environnement alimentaire. Au-delà des enjeux d’accessibilité économique, l’achat et la consommation de produits biologiques dépendent largement de… »

Dossier : Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles —

Depuis 2012, la vente de produits issus de l’agriculture biologique a connu une progression globale. Toutefois, cette dynamique diffère selon les circuits de distribution : les ventes ont continué de progresser dans les réseaux spécialisés, chez les artisans et en vente directe, tandis qu’elles se sont infléchies, depuis la crise sanitaire, dans la grande distribution généraliste. Cette évolution s’accompagne d’une diminution significative de l’offre, avec une baisse estimée entre 7 % et 25 % des références entre 2022 et 2023 selon les enseignes.

Or, la grande distribution généraliste joue un rôle structurant dans l’environnement alimentaire. Au-delà des enjeux d’accessibilité économique, l’achat et la consommation de produits biologiques dépendent largement de leur présence en rayon et de leur mise en valeur.

Si certains distributeurs avaient auparavant fixé des objectifs chiffrés en matière de développement de l’offre biologique, ceux-ci ont aujourd’hui été abandonnés, dans un contexte concurrentiel peu incitatif à l’adoption d’engagements individuels.

Dans ces conditions, l’atteinte de l’objectif de 21 % de surface agricole utile en agriculture biologique à l’horizon 2030 suppose un renforcement de la demande, notamment par une augmentation significative de la part de produits biologiques dans la consommation à domicile, aujourd’hui estimée à environ 6 %.

Cet amendement propose ainsi de fixer un objectif minimal de présence de produits biologiques dans l’offre proposée par les supermarchés et hype

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