Amdt n°1814 · art. ARTICLE 4 · sur « Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles »
Par
Mme Mathilde Hignet
(LFI-NFP)
« Dossier : Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles — Cet amendement du groupe LFI vise à renforcer l'approvisionnement de la grande distribution en produits bio. Il prévoit qu'à compter du 1er janvier 2030, les entreprises de la grande distribution s’assurent que les produits issus de l’agriculture biologique représentent au moins 20 % du nombre total de références de produits alimentaires proposés à la vente, et 15% à partir de 2028. Dans un contexte d’urgence agricole, marqué par la nécessité de sécuriser les débouchés et de valoriser le… »
Dossier : Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles —
Cet amendement du groupe LFI vise à renforcer l’approvisionnement de la grande distribution en produits bio. Il prévoit qu’à compter du 1er janvier 2030, les entreprises de la grande distribution s’assurent que les produits issus de l’agriculture biologique représentent au moins 20 % du nombre total de références de produits alimentaires proposés à la vente, et 15% à partir de 2028.
Dans un contexte d’urgence agricole, marqué par la nécessité de sécuriser les débouchés et de valoriser les productions françaises, il est essentiel de mobiliser des leviers opérationnels permettant de renforcer la résilience et la souveraineté du système alimentaire.
À cet égard, le bio constitue un atout structurel. Lors de la crise ukrainienne, il a démontré une capacité à mieux contenir l’inflation que d’autres segments, en raison d’une moindre dépendance aux intrants. Sur certains produits, notamment les fruits et légumes, l’indice de prix du bio par rapport au conventionnel s’est significativement réduit.
Le bio présente également des atouts en matière de souveraineté alimentaire : 71 % des produits biologiques consommés en France sont d’origine française. Les importations (29 %) portent majoritairement sur des produits non substituables (café, cacao, bananes…), confirmant l’ancrage territorial des filières.
Ce potentiel ne peut toutefois se concrétiser sans conditions effectives de mise en marché. Or, la contraction de l’offre en grande distribution limite aujourd’hui l’accès aux produits biologiques