Amdt n°1212 · art. ARTICLE 4 · sur « Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles »
Par
M. Thierry Benoit
(HOR)
« …Les importations (29 %) portent majoritairement sur des produits non substituables (café, cacao, bananes…), confirmant l’ancrage territorial des filières. Ce potentiel ne peut toutefois se concrétiser sans conditions effectives de mise en marché. Or, la contraction de l’offre en grande distribution limite aujourd’hui l’accès aux produits biologiques et, par conséquent, leur développement. Il apparaît dès lors nécessaire d’assurer la cohérence entre les objectifs fixés par la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat et les conditions réelles d’accès à ces produits, la disponibilité et la diversité de l’offre constituant des déterminants essentiels de la co »
Dossier : Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles —
Dans un contexte d’urgence agricole, marqué par la nécessité de sécuriser les débouchés et de valoriser les productions françaises, il est essentiel de mobiliser des leviers opérationnels permettant de renforcer la résilience et la souveraineté du système alimentaire.
À cet égard, le bio constitue un atout structurel. Lors de la crise ukrainienne, il a démontré une capacité à mieux contenir l’inflation que d’autres segments, en raison d’une moindre dépendance aux intrants. Sur certains produits, notamment les fruits et légumes, l’indice de prix du bio par rapport au conventionnel s’est significativement réduit.
Le bio présente également des atouts en matière de souveraineté alimentaire : 71 % des produits biologiques consommés en France sont d’origine française. Les importations (29 %) portent majoritairement sur des produits non substituables (café, cacao, bananes…), confirmant l’ancrage territorial des filières.
Ce potentiel ne peut toutefois se concrétiser sans conditions effectives de mise en marché. Or, la contraction de l’offre en grande distribution limite aujourd’hui l’accès aux produits biologiques et, par conséquent, leur développement.
Il apparaît dès lors nécessaire d’assurer la cohérence entre les objectifs fixés par la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat et les conditions réelles d’accès à ces produits, la disponibilité et la diversité de l’offre constituant des déterminants essentiels de la co