Amdt n°1040 · art. APRÈS L'ARTICLE 19 BIS, insérer l'article suivant: · sur « Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles »
Par
M. Robert Le Bourgeois
(RN)
« …nçais face aux produits importés : l'exemple le plus éloquent est celui de la tomate marocaine, régulièrement privilégiée par les consommateurs au détriment d'une production française, plus qualitative mais plus onéreuse. A cet égard, les distributeurs ont un rôle fondamental pour orienter les consommateurs vers les produits français : pour les fruits et légumes frais, la mise en place de rayons Origine France distincts des produits importés permettrait ainsi de mettre en valeur l'agriculture française et d'accompagner la volonté massive des Français de soutenir leurs producteurs. »
Dossier : Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles —
Selon le baromètre 2026 sur la souveraineté alimentaire du label Agri-Ethique (Toluna et Harris Interactive), publié en mars 2026, près de 80% des consommateurs sondés sont prêts à faire évoluer leurs habitudes de consommation afin de favoriser l’agriculture française.
Toutefois, pour une part importante des consommateurs, cette volonté s’efface lors de l’acte d’achat. Une des raisons de ce renoncement tient à la discrimination tarifaire que subissent les produits français face aux produits importés : l’exemple le plus éloquent est celui de la tomate marocaine, régulièrement privilégiée par les consommateurs au détriment d’une production française, plus qualitative mais plus onéreuse.
A cet égard, les distributeurs ont un rôle fondamental pour orienter les consommateurs vers les produits français : pour les fruits et légumes frais, la mise en place de rayons Origine France distincts des produits importés permettrait ainsi de mettre en valeur l’agriculture française et d’accompagner la volonté massive des Français de soutenir leurs producteurs. La mise en place de ces rayons distincts permettrait ainsi de réduire les mécanismes de discriminations tarifaires à l’achat, sans priver les Français les plus modestes de produits moins onéreux parce qu’importés.
Une telle disposition permettrait également de faciliter la lutte contre la francisation des fruits et légumes et les pratiques trompeuses d’affichage de l’origine, tout en favorisant une consommation enracinée et donc plus cohérente avec la saisonnalité.
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